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Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un sujet plutôt d’actualité ces temps-ci … Le végétarisme / végétalisme et … flexitarisme !

Tout d’abord, je me considère comme flexitarienne – même si j’en connais une qui a le poil hérissé quand je prononce ce mot -. En fait, pour faire plaisir à ma petite sœur, je « raisonne mon alimentation ».

Dans les faits, je ne mange ni viande ni poisson ni produit contenant des ingrédients issus d’un être vivant autant que faire se peut. 🙅

Pour vous expliquer un peu pourquoi j’ai décidé de changer mon alimentation, je vous propose de vous raconter ma vie.

Les avocats illuminati

Il y plus de 3 ans, ma grande sœur nous revient d’Angleterre avec une nouvelle lubie : la condition animale. C’était très tendu sur les première semaine. Elle nous harcelait avec des « tu manges un cadavre » dès que ma mère faisait cuire un morceau de viande.  Peu à peu, on a comprit qu’il fallait pas mélanger les saucisses et la purée avec la même cuillère si on voulait éviter qu’elle s’énerve trop et le calme est revenu.

Quand même, au bout d’un moment, on lui a laissé la parole. On voulait entendre ce qui la touchait tant. Ça ressemblait presque à du dégoût et j’avoue qu’on était tous un peu perdu. Elle nous a alors raconté plein de choses atroces sur les animaux, des choses qu’on ne savait pas, comme sur le lait ou la présure dans les fromages. Mes parents – pas forcément viandars à la base – ont décidé qu’on allait tous raisonner un peu notre consommation de viande et de poisson.

Suite à cela, ma petite sœur s’est mise à regarder des vidéos atroces sur le sujet et elle s’est mise à manger uniquement des avocats. (Non, sans rire, elle a mangé une quantité astronomique d’avocats à cette période).

Avocats illuminati

Deux végétariennes en milieu hostile

Finalement, le plus dur pour mes sœurs, ce n’était pas la famille au sens nucléaire. Mais c’était la famille quand même. Pour son premier noël végétarien, je ne me souviens même plus si ma grande sœur a eu quelque chose pour elle. Evidemment, chez ma grand-mère, faut pas dire qu’on est végétarienne parce qu’elle comprend pas. Elle pense juste que ça signifie que ma sœur ne veut pas manger de dinde. Raté, elle ne pouvait pas manger les huîtres, le saumon, le fois gras … Ni même les marrons, cuits avec la dinde.

Je pense qu’en plus d’une éthique remarquable, mes sœurs ont fait preuve de beaucoup de patience. Pour le deuxième noël végé de ma grande sœur et le premier – véritablement végé – de ma petite sœur, c’était encore plus dur. En fait, les questions étaient les mêmes.

– T’es sûr, tu veux pas de saumon ?

– Non, merci !

– Bah, c’est pas de la viande tu sais.

Le végétarisme, c’est contagieux

Tout de même, quand vous vivez avec des végétariens, votre mode de vie change. Pour faire cuire son steak et un steak végé, il faut deux poêles. Donc deux fois plus de vaisselle. Petit à petit, je me suis résignée à me faire de la viande quand je cuisinais parce que ça ne me manquait pas. A vrai dire, les seules choses qui me « manquent » parfois, ce sont le poulet et le poisson.

C’est l’été dernier que j’ai commencé à prendre le pli du flexitarisme. J’étais restée seule à la maison pendant presque un mois et demi – tout le monde était en vacances sauf Bibi -. Je me nourrissait exclusivement de salade, de tomates et de poivrons. Je n’avais pas spécialement faim et mes horaires en caisse me décalaient beaucoup. Par exemple, quand je faisais 15h – 21h40, je prenais un « goûter » à ma pause de 19h donc autant vous dire que je n’avais pas faim une fois chez moi.

J’ai aussi commencé à m’intéresser au sujet en faisant quelques recherches. J’ai commencé a avoir ce drôle de sentiment quand je passais de la viande en caisse… « Oh, c’est du lapin… 😔 »  Je pense que j’ai commencé à prendre conscience que ce qu’il y a dans nos assiettes fut jadis quelque chose de vivant.

Ce qu’il y a d’amusant, c’est que j’ai l’impression de contaminer peu à peu mon entourage ! Mon chéri, mes amis, mes collègues de boulot, … Ça amène la discussion et ça permet aux autres de réfléchir à leur tour sur leur consommation de viande.

Le flexitarisme, c’est du végé modéré

Honnêtement, le flexitarisme n’a pas réellement bousculé mon alimentation. J’ai simplement l’impression de me faire plus plaisir en mangeant une bonne pizza végé plutôt que du jambon chelou reconstitué. Je trouve aussi que cela a un impact sur ma peau … Et sur ma conscience. Je me sens plus légère et surtout plus concernée. On ne s’en rend finalement pas compte, mais les produits issus des animaux sont utilisés dans beaucoup de choses anodines du quotidien… Des pinceaux à maquillage en poil de chèvre, des cosmétiques testés sur les animaux, des liégeois et des bonbons qui contiennent du porc … Bref, on en consomme beaucoup et sans forcément y faire attention.

Le flexitarisme me correspond bien parce que je ne me vois pas arrêter totalement les viandes et les poissons. J’adore les sushis, le poulet roti et le saumon … Cependant, je n’ai vraiment pas l’impression de me priver, je le fais « de bon cœur » et je me dis qu’un jour peut-être je sauterais le pas. L’avantage du flexitarisme ? Je n’ai aussi pas l’impression de déranger mes hôtes quand je suis invité. Je peux refuser la viande mais si ça a été cuit ensemble je fais une exception et je le mange !

J’ai d’ailleurs mangé végétarien à mon réveillon et mon noël ainsi que pour mon dernier jour de 2016 et le premier de 2017 ! Ma maman nous avait fait une petite pomme au four garnie de gingembre, une purée maison et du tofu pané ! Pour l’entrée on avait fait du houmous – un peu trop compact … – et de la tapenade ! 😋

Repas de noël végétarien

J’espère vous avoir donné envie de tenter la fameuse «  semaine végé » qui vous permettra de découvrir qu’en réalité, la viande n’est pas une obligation 😉

Xoxo 💜

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